"Edith Stein et le judaïsme"

20 mars 2026
9h 17h
Salle Fustel - Palais universitaire

Née dans une famille juive en 1891, Edith Stein prend ses distances à l’adolescence vis- à-vis de la foi transmise par sa mère. Suite à un cheminement intérieur complexe, qui débute à l’époque de ses études de phénoménologie à Göttingen auprès de Husserl, cheminement dont elle n’a guère dévoilé le secret intime, elle reçoit le baptême dans l’Église catholique le 1er janvier 1922. Entrée au Carmel de Cologne en 1933, devant fuir au Carmel d’Echt en Hollande en 1938, elle y est arrêtée par la Gestapo en août 1942, gazée à Auschwitz quelques jours plus tard. Sa canonisation par l’Église catholique en 1998, qui plus est comme martyre, a suscité des polémiques, exposées et analysées dans l’ouvrage bref mais déterminant de sœur Cécile Rastoin, Edith Stein et le mystère d’Israël (Genève, Ad Solem, 1998). Cécile Rastoin y montre, entre autres, que la canonisation ne saurait être comprise – encore moins utilisée – pour réduire le judaïsme à son supposé accomplissement chrétien, voire pour faire d’Edith Stein – sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix – un modèle pour les juifs.

L’objectif de la journée d’études est de contribuer à remédier à ce manque, en mettant en lumière quelques aspects fondamentaux de la fécondité philosophique et théologique du rapport de Stein au judaïsme.

Pour tout renseignement complémentaire, merci de prendre contact avec Mme Bur.