Entrée libre
« Femmes ». Tel est le thème du Prix Louise Weiss 2026, le concours de littérature de l’Université de Strasbourg auquel plus de 200 étudiant·es ont participé. La marraine de cette édition, Lenka Horňáková-Civade, est non seulement écrivaine, mais aussi une plasticienne dont les encres et les peintures travaillent à une représentation du corps féminin.
La présente exposition est née de la rencontre de l’écrivaine-plasticienne avec deux artistes strasbourgeoises : Océane Kientz qui dessine et peint des scènes de genre, et Nathalie Savey qui développe une œuvre photographique importante dans laquelle le corps féminin entre en résonance avec la nature. Les trois artistes ont accepté d’échanger sur leurs œuvres et de choisir collectivement celles qu’elles désiraient exposer. C’est ainsi que traits et formes, gestes et couleurs, masques et lumière dessinent les contours d’un visage inconnu.
Lenka Horňáková-Civade, Peintre et écrivaine.
Quand je peins, je suis peintre ; quand j'écris, je suis écrivaine.
Le trait de crayon ou de stylo relie les deux : le geste de la main sur le papier pour que l'idée demeure. Un trait devient dessin ou mot, puis phrase.
L'écriture est un travail long, lent, invisible. La peinture est une affaire du corps, du mouvement, de la matière, des mains salies, du bruit des outils sur le papier ou la toile.
La femme est pour moi une inépuisable source, le fruit des gestes et l’incarnation de l’unité des idées et des émotions.Océane Kientz, Artiste dessinatrice.
Le dessin est le moyen d’expression qui m’est le plus familier. Je me familiarise rapidement avec l’encre et le fusain avant de découvrir le pastel à mon arrivée à l’université. Là où mon intérêt portait notamment sur les scènes de genre, je prends une tout autre direction en 2025 par la représentation des falaises et leur mise en rapport formelle avec le visage. La femme est le premier trait de mes travaux, tantôt à l'origine de l'organique, tantôt en témoin, ou confondue avec lui.- Nathalie Savey, Artiste photographe.
Les deux séries de photographies que j’expose sont une représentation des liens entre mon corps et la nature.
À travers les autoportraits Si pierres, nous sommes et Élisa Vatheyan je questionne ma présence dans le paysage et cherche à trouver, par un langage non verbal, ce qui me lie à la terre.
Je considère la nature et mon corps comme des microcosmes où chaque élément résonne avec l’univers entier. À travers la présence de mon corps au cœur de mes images, je cherche à montrer la puissance de la création.
En tant que femme, j’exprime ce qui est commun à tout être humain : le sens de la vie qui naît.

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