En prenant comme point de départ l’affaire Iouri Dmitriev, cette conférence propose une réflexion sur la liberté académique, l’esprit critique, ainsi que la production et la transmission de savoirs scientifiques dans des contextes (post-)autoritaires. Activiste de l’association russe Memorial, Iouri Dmitriev a mené des recherches sur les répressions staliniennes grâce à l’étude des archives et des sites de fusillades de masse en Carélie. Ses travaux ont été interrompus par son arrestation et sa condamnation, largement dénoncées par la communauté scientifique internationale. Cas emblématique de l’offensive lancée par les autorités russes contre l’association Memorial et ses membres, ces événements illustrent la fragilité de la recherche lorsque celle-ci entre en conflit avec des récits officiels.
En mettant en perspective le cas Dmitriev et, plus largement, les persécutions visant toutes celles et ceux qui osent contredire la version officielle de l’histoire russe, cette conférence propose des clés de compréhension pour aborder la construction du savoir historique, le rôle social de l’historien, l'importance de la recherche indépendante et de la liberté de pensée. Elle constitue un appui pour nourrir la réflexion des élèves sur les enjeux de la recherche scientifique face aux tentatives d’intimidation et de contrôle idéologique.
Entrée libre et gratuite sur inscription en ligne
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