Travail en prison : 5 ans après la réforme, où en est-on ?

20 mai 2026
9h 17h
Salle de conférence - MISHA

La loi du 22 décembre 2021 relative à la confiance dans l’institution judiciaire, complétée par l’ordonnance du 19 octobre 2022 et plusieurs décrets, est venue donner un encadrement juridique au travail en détention. Son adoption est en soi l’aboutissement d’un très long combat. L’exposé des motifs de la loi précisait : « Par le rapprochement avec le droit du travail qu’il opère, ce projet de loi permet de mieux préparer les personnes détenues [...] à redevenir des citoyens autonomes et responsables mais également de revaloriser l’image du travail pénitentiaire à l’extérieur pour attirer des entreprises en recherche d’une démarche de responsabilité sociétale ».
Presque cinq ans après l’adoption de la loi, où en est-on ? Combien de détenus travaillent et sous quel régime (service général, production, structure d’insertion…) ? Qu’a apporté l’instauration du contrat d’emploi pénitentiaire ? Quels types d’activités et d’entreprises présentes en détention ? Quels avantages pour ces entreprises ? Qu’en est-il des détenus reconnus travailleurs handicapés et des indigents ? Où en est-on de l’implantation des structures d’insertion ? Quels liens entre travail en détention et à la sortie ? Quelles modalités et quels niveaux effectifs de rémunération en détention ? Quelles évolutions du suivi de la santé sécurité en détention (inspection et médecine du travail) ? Quelle est la situation dans d’autres pays (Allemagne, Belgique, Italie) ? C’est à l’ensemble de ces questions que la journée entend répondre.

Colloque organisé par l’équipe droit social de l’UMR DRES, en partenariat avec l’AFDT et l’Institut François Geny

Inscription en ligne
Inscription obligatoire avant le 19 mai 2026 à 12h00, dans la limite des places disponibles

Dans le cadre de ce colloque, visitez l'exposition photo “Travail en peine” du 24 avril au 20 mai 2026 dans le Hall de la MISHA

En prison, le travail empêche l’effondrement intérieur, donne un rythme aux journées, casse la répétition du néant et évite de tourner en rond. 

Il permet d’avoir une fonction, une utilité, d’être attendu quelque part et de faire quelque chose de ses mains. Même s’il est peu payé, peu qualifiant, souvent répétitif et sans réel débouché, le travail occupe et maintient debout.
 Pourtant, le travail n’apparait dans les prisons que par fragments. Il est trop rare, et reste réservé à une minorité de personnes détenues, tant il y a peu de place et beaucoup d’attente. Mes images montrent les formes visibles, mécaniques, monotones ou assignées du travail, mais aussi comment, en creux, pour ceux qui n’y ont pas accès, le temps s’étire et finit par courber les dos. « Travail en peine » est une invitation à nous interroger sur la place réelle que nous accordons au travail dans l’univers carcéral.

Exposition réalisée par Karine Bizard, Photographe du Contrôle général des lieux de privation de liberté

Rencontres

  • Déambulation avec Thomas Kapp, Contrôleur  des lieux de privation de liberté
    le vendredi 15 mai à 11h | MISHA
    Inscriptions par mail
  • Visite guidée par Karine Bizard, Photographe du Contrôle général des lieux de privation de liberté
    le mardi 19 mai à 12h30 | MISHA
    Lien d'inscription
  • Regards croisés avec Karine Bizard, Photographe du Contrôle général des lieux de privation de liberté et Dominique Simonnot, Contrôleure générale des lieux de privation de liberté
    le mardi 19 mai à 17h | MISHA
    Lien d'inscription